Mi-temps thérapeutique
Définition
Le mi-temps thérapeutique, appelé officiellement temps partiel pour motif thérapeutique, permet à un salarié malade ou blessé de travailler à horaires réduits sur prescription de son médecin. L’Assurance Maladie verse des indemnités journalières qui compensent une partie du salaire perdu.
Ce qu’il faut savoir
Malgré son nom, le dispositif n’impose pas un mi-temps : la durée de travail est fixée selon l’état de santé et peut augmenter au fil des semaines jusqu’à la reprise complète. Son objectif est double : favoriser la guérison et permettre une réadaptation progressive au poste. Depuis le 1er janvier 2019, il n’est plus nécessaire d’avoir été en arrêt de travail à temps complet juste avant : un salarié peut passer directement à temps partiel thérapeutique si son médecin l’estime utile.
Trois intervenants doivent être d’accord. Le médecin traitant prescrit le temps partiel et sa quotité. L’employeur doit donner son accord sur l’aménagement des horaires. Le médecin du travail, consulté lors de la visite de préreprise ou de reprise, peut lui-même préconiser un temps de travail réduit ; si l’employeur ne suit pas cette préconisation, il doit expliquer par écrit les raisons de son refus. Enfin, le médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie suit l’évolution de l’état de santé et la durée de l’indemnisation.
Côté paie, l’employeur règle les heures réellement travaillées. La CPAM verse des indemnités journalières, sans délai de carence, qui ne peuvent pas dépasser la perte de salaire liée à la réduction d’horaires. La convention collective ou le contrat de prévoyance de l’entreprise peuvent compléter ce montant. Le dispositif reste temporaire et sa durée d’indemnisation est limitée : si la reprise à temps plein n’est pas envisageable, d’autres pistes s’ouvrent avec le médecin du travail, comme un aménagement durable du poste, une reconnaissance de travailleur handicapé, une pension d’invalidité ou un projet de reconversion.
Le salarié n’a pas à révéler son diagnostic à ses collègues ni à son employeur : seule l’organisation du temps de travail se discute.
Exemple
Karim, technicien de maintenance, reprend après une opération du dos. Son médecin traitant prescrit un temps partiel thérapeutique à 60 % pendant deux mois. Avec son responsable et le médecin du travail, il convient de travailler le matin, sans port de charges lourdes. Son bulletin de paie couvre les heures effectuées et la CPAM verse des indemnités journalières pour une partie de la différence. À l’issue des deux mois, son médecin prolonge le dispositif à 80 % avant la reprise à temps plein.
À retenir
- La prescription vient du médecin traitant, l’accord sur les horaires de l’employeur, la validation de l’Assurance Maladie.
- Un arrêt de travail à temps complet n’est plus un préalable obligatoire depuis 2019.
- Les indemnités journalières compensent tout ou partie de la perte de salaire, sans la dépasser.
- C’est une étape transitoire vers la reprise à temps plein, préparée avec le médecin du travail.
Sources
Métiers concernés
Termes liés
Votre recherche, en automatique
Lancer mon scan d’offres
JobFast cherche les offres qui vous correspondent sur les grands sites d’emploi, note chacune sur 10 et prépare un CV et une lettre adaptés. Vous relisez, vous validez.
Sans carte bancaire · Sans compte pour commencer