Prévoyance
Définition
La prévoyance d’entreprise est une assurance collective qui protège le salarié et sa famille face aux accidents de la vie : arrêt de travail prolongé, invalidité, décès. Elle complète les prestations de la Sécurité sociale, alors que la mutuelle rembourse les frais de santé.
Ce qu’il faut savoir
Un contrat de prévoyance couvre en général trois risques. L’incapacité temporaire : pendant un arrêt de travail, il complète les indemnités journalières de la Sécurité sociale. L’invalidité : il verse une rente si la capacité de travail est durablement réduite. Le décès : il verse un capital aux proches, parfois une rente d’éducation pour les enfants ou une rente au conjoint. L’employeur souscrit ce contrat auprès d’un assureur, d’une institution de prévoyance ou d’une mutuelle, en application de la convention collective, d’un accord d’entreprise, d’un référendum ou d’une décision unilatérale.
Pour les cadres et certains salariés assimilés, l’employeur a une obligation précise issue de l’accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 : cotiser 1,50 % de la rémunération jusqu’au plafond de la Sécurité sociale, entièrement à sa charge et affecté en priorité à la garantie décès. Pour les non-cadres, aucune règle générale n’impose un tel contrat, mais de nombreuses conventions collectives le rendent obligatoire.
L’adhésion au régime collectif est en principe obligatoire pour le salarié. Le fait d’être déjà couvert ailleurs, motif de dispense admis pour la complémentaire santé, ne permet pas d’échapper aux garanties incapacité, invalidité et décès. Les dispenses sont limitées : salarié présent lors d’une mise en place par décision unilatérale qui lui fait payer une cotisation, CDD de moins de douze mois ou apprenti, si l’acte qui instaure le régime le prévoit. La cotisation salariale figure sur la fiche de paie. Après la fin du contrat de travail, hors faute lourde, l’ancien salarié indemnisé par l’assurance chômage conserve gratuitement ses garanties pendant sa période d’indemnisation, dans la limite de la durée de son dernier contrat et de douze mois au maximum : c’est la portabilité.
Au moment de comparer deux offres, demander la notice d’information du contrat permet de voir le niveau de maintien de salaire en cas d’arrêt long, souvent très différent d’une entreprise à l’autre.
Exemple
Élodie, responsable d’entrepôt au statut cadre, est arrêtée six mois après une fracture. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale ne couvrent qu’une partie de son salaire. Une fois écoulée la période de maintien de salaire par l’employeur, le contrat de prévoyance de l’entreprise prend le relais et lui verse un complément jusqu’au pourcentage de son salaire prévu par la notice. Sans cette garantie, sa baisse de revenu aurait été nettement plus forte.
À retenir
- Prévoyance et mutuelle sont deux contrats distincts : risques lourds d’un côté, frais de santé de l’autre.
- Pour les cadres, l’employeur doit cotiser 1,50 % de la tranche 1, à sa seule charge.
- Être déjà couvert ailleurs ne dispense pas des garanties incapacité, invalidité et décès : les dispenses possibles sont rares et encadrées.
- Portabilité gratuite jusqu’à douze mois pour l’ancien salarié indemnisé par l’assurance chômage.
Sources
- Mettre en place une prévoyance complémentaire (Urssaf)
- Article L911-8 du Code de la sécurité sociale, portabilité (Légifrance)
- Peut-on refuser la mutuelle ou la prévoyance de son entreprise ? (Code du travail numérique)
- Un salarié peut-il garder la mutuelle de son entreprise à la fin de son contrat ? (Service-Public.fr)
Métiers concernés
Termes liés
Votre recherche, en automatique
Lancer mon scan d’offres
JobFast cherche les offres qui vous correspondent sur les grands sites d’emploi, note chacune sur 10 et prépare un CV et une lettre adaptés. Vous relisez, vous validez.
Sans carte bancaire · Sans compte pour commencer