Courtier en assurance
Le courtier ou la courtière en assurance représente le client, pas l’assureur. Il analyse les risques d’un particulier, d’un professionnel ou d’une entreprise, rédige un cahier des charges, consulte plusieurs compagnies et présente les offres en expliquant les différences de garanties.
- Projets de recrutement
- 6 792
- en France en 2026, famille « Employés et techniciens commerciaux des assurances »
- Recrutements jugés difficiles
- 40 %
- Part de saisonniers
- 19 %
Source : France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 · Données téléchargées le 18 octobre 2026
Les chiffres de recrutement portent sur la famille professionnelle « Employés et techniciens commerciaux des assurances », qui regroupe plusieurs métiers proches. Les projets de recrutement sont des intentions d’embauche déclarées par les employeurs pour l’année, saisonniers compris. Ce ne sont pas des offres publiées.
Une fois le contrat placé, il reste l’interlocuteur du client : avenants, renouvellements, et surtout accompagnement en cas de sinistre, où il défend les intérêts de l’assuré face à l’assureur. Le métier est réglementé : il faut être immatriculé à l’ORIAS, justifier d’une capacité professionnelle, d’une assurance responsabilité civile professionnelle, d’une garantie financière s’il encaisse des fonds pour le compte de ses clients, et adhérer à une association professionnelle agréée. Le courtier peut être salarié d’un cabinet (de la petite structure locale au grand groupe international) ou installé à son compte. Sa rémunération repose sur des commissions versées par les assureurs, parfois sur des honoraires.
Missions principales
- Prospecter des clients et développer un réseau d’apporteurs d’affaires (experts-comptables, notaires, agents immobiliers)
- Analyser les besoins et les risques du client, puis rédiger un cahier des charges
- Consulter les compagnies, comparer les offres et négocier garanties, franchises et tarifs
- Formaliser le devoir de conseil : recueil des besoins, justification de la recommandation, document d’information
- Assurer le suivi du portefeuille : renouvellements, avenants, renégociations
- Accompagner le client en cas de sinistre et défendre ses intérêts auprès de l’assureur
- Négocier les conditions de partenariat avec les compagnies
- Respecter les obligations réglementaires : formation continue, conformité, lutte contre le blanchiment
Qualités attendues
- Sens de l’écoute pour comprendre l’activité réelle d’un client avant de chercher une garantie
- Ténacité pour placer un risque difficile que plusieurs compagnies ont déjà refusé
- Honnêteté sur les limites d’un contrat, même quand elle complique la vente
- Autonomie et sens de l’organisation, surtout pour un courtier indépendant
- Aisance à négocier aussi bien avec un chef d’entreprise qu’avec un souscripteur
Définition officielle
Le Courtier en assurances assure l’intermédiation entre un client et la compagnie d’assurance qui répond à son besoin.
- Prospecte auprès du marché assurantiel en tant que commerçant indépendant
- Négocie les contrats pour le compte des assurés et les conseille lors d’un sinistre
- Veille à la rentabilité de son portefeuille
- Développe et anime une équipe de collaborateurs
Comment y accéder
Ce métier est accessible avec un niveau Bac + 2 à Bac + 3 BTS en assurances, Licence en finances. Une formation en capacité professionnelle des intermédiaires en assurance est obligatoire auprès de l’ORIAS (Organisme du Registre officiel des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance). Une expérience salariée ciblée sur une clientèle et/ou un type de produit d’assurance est toutefois recommandée avant de se lancer comme courtier indépendant.
Source : France Travail, répertoire des métiers ROME 4.0 (v61, publié le 15 juin 2026) · Données téléchargées le 18 octobre 2026
Fiche ROME C1103 : Courtier / Courtière en assurance
Compétences clés
Savoir-faire
- Assurer une veille sur les évolutions du marché assurantiel (acteurs, produits)
- Conseiller sur le choix de la banque en fonction des taux et contreparties proposés (taux, assurance, échéance...)
- Négocier des modalités de collaboration avec des compagnies d’assurances
- Conseiller des entreprises en matière de gestion de contrat
- Analyser les risques d’un client et déterminer son besoin d’assurance
- Conseiller dans le cadre d’une relation commerciale
- Développer un portefeuille clients et prospects
- Mobiliser des techniques de négociation et de vente de produits d’assurance
- Animer, coordonner une équipe
- Assurer la gestion du personnel
Savoir-être
- Etre force de proposition
- Etre à l’écoute, faire preuve d’empathie
- Faire preuve d’autonomie
Autres intitulés de poste
- Courtier / Courtière d'assurance ou de réassurance
Où recrute-t-on le plus ?
Les bassins d’emploi qui déclarent le plus de projets de recrutement pour cette famille de métiers en 2026.
| 1 | NanterreHauts-de-Seine | 454 projets |
|---|---|---|
| 2 | ParisParis | 411 projets |
| 3 | ToulouseHaute-Garonne | 348 projets |
| 4 | StrasbourgBas-Rhin | 239 projets |
| 5 | OrléansLoiret | 211 projets |
| 6 | BordeauxGironde | 205 projets |
| 7 | Le MansSarthe | 182 projets |
| 8 | La Roche-sur-YonVendée | 167 projets |
| 9 | RouenSeine-Maritime | 160 projets |
| 10 | GrenobleIsère | 160 projets |
Source : France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 · Données téléchargées le 18 octobre 2026
Les cellules couvertes par le secret statistique sont exclues : les totaux sont des minimums.
Évolution de carrière
Beaucoup de courtiers débutent comme chargés de clientèle ou assistants dans un cabinet, souvent après un BTS Assurance ou une licence. Ils évoluent vers le développement commercial, le placement (négociation avec les compagnies) ou la gestion de grands comptes. Après quelques années, certains s’installent à leur compte, rachètent un portefeuille ou s’associent dans un cabinet. D’autres se spécialisent sur un marché porteur : assurance emprunteur, risques des professions libérales, flottes, construction, santé et prévoyance collective. Les grands cabinets offrent aussi des carrières de direction de pôle ou de mobilité internationale.
Conseils pour postuler
- Indiquez votre niveau de capacité professionnelle (niveau I, II ou III) et si vous l’avez obtenu par diplôme, formation ou expérience
- Précisez votre marché : particuliers, professionnels, entreprises, ou une spécialité comme l’assurance emprunteur
- Montrez votre capacité à développer un portefeuille, avec un exemple de client conquis et la méthode employée
- Mettez en avant votre accompagnement des clients en cas de sinistre, qui distingue un courtier d’un simple vendeur
- Pour un grand cabinet, valorisez votre connaissance des compagnies et de leurs politiques de souscription
Pour aller plus loin
Termes utiles
Les notions du contrat de travail et de la paie liées à ce métier, expliquées dans notre glossaire.
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