Congé maternité
Définition
Le congé maternité est la période pendant laquelle la salariée enceinte cesse de travailler avant et après l’accouchement. Son contrat est suspendu et l’Assurance maladie lui verse des indemnités journalières. Sa durée dépend du nombre d’enfants attendus et déjà à charge.
Ce qu’il faut savoir
Pour un premier ou un deuxième enfant, il dure 16 semaines : 6 avant la date présumée d’accouchement et 10 après. À partir du troisième enfant, 26 semaines (8 + 18) ; pour des jumeaux, 34 semaines (12 + 22) ; pour des triplés ou plus, 46 semaines (24 + 22). La salariée peut renoncer à une partie du congé, mais doit cesser de travailler au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance. Sur avis favorable de son médecin ou de sa sage-femme, elle peut reporter jusqu’à 3 semaines du congé prénatal après l’accouchement.
Les indemnités journalières sont calculées sur les trois derniers salaires bruts, retenus dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, avec un abattement forfaitaire de 21 % ; en 2026, elles ne peuvent dépasser 104,02 € par jour. De nombreuses conventions collectives prévoient un maintien du salaire, l’employeur percevant alors les indemnités à la place de la salariée.
La protection contre le licenciement est absolue pendant le congé et les congés payés pris immédiatement après : aucun licenciement, même pour faute grave. Pendant les 10 semaines suivantes, il n’est possible que pour faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat sans lien avec la grossesse. Au retour, la salariée retrouve son emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération augmentée des hausses générales et de la moyenne des augmentations individuelles accordées pendant son absence, passe une visite de reprise et bénéficie d’un entretien professionnel. Pour un enfant né depuis le 1er janvier 2026, chaque parent peut aussi prendre, depuis le 1er juillet 2026, un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois, indemnisé par l’Assurance maladie, une fois son propre congé entièrement pris.
Exemple
Comptable dans un cabinet, Amandine attend son deuxième enfant pour le 10 mars. Son congé devait commencer six semaines avant le terme. Sur avis favorable de sa sage-femme, elle reporte trois semaines après la naissance : elle travaille jusqu’à trois semaines avant le terme et dispose de treize semaines ensuite. À son retour, elle passe la visite de reprise, puis son entretien professionnel, et son salaire intègre l’augmentation générale décidée en janvier.
À retenir
- 16 semaines pour un premier ou deuxième enfant, davantage à partir du troisième ou en cas de naissances multiples.
- Au moins 8 semaines d’arrêt obligatoires, dont 6 après l’accouchement.
- Licenciement impossible pendant le congé, même pour faute grave.
- Rattrapage salarial, visite de reprise et entretien professionnel au retour.
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