Congé paternité et d’accueil de l’enfant
Définition
Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant permet au père salarié, ou au conjoint, partenaire de Pacs ou concubin de la mère, de suspendre son contrat à la naissance. Il dure 25 jours calendaires, 32 en cas de naissances multiples, et s’ajoute au congé de naissance de trois jours.
Ce qu’il faut savoir
Le congé s’enchaîne en plusieurs temps. D’abord les 3 jours ouvrables du congé de naissance, payés par l’employeur. Ensuite 4 jours calendaires obligatoires, pris immédiatement après : l’employeur n’a pas le droit de faire travailler le salarié pendant cette période. Restent 21 jours (28 pour des jumeaux ou plus), à prendre dans les 6 mois suivant la naissance, en une fois ou en deux périodes d’au moins 5 jours. Ce délai est repoussé si l’enfant est hospitalisé.
Le salarié prévient son employeur au moins un mois avant la date présumée de naissance en indiquant les dates et la durée envisagées, puis un mois avant chaque période facultative. L’employeur ne peut ni refuser ni reporter le congé. Les indemnités journalières, versées par la CPAM, se calculent comme pour le congé maternité : moyenne des trois derniers salaires bruts, abattement de 21 %, dans la limite de 104,02 € par jour en 2026. Il faut notamment être immatriculé depuis 6 mois et avoir travaillé au moins 150 heures sur les trois mois précédents. Certaines conventions collectives maintiennent le salaire.
Pendant le congé, le contrat est suspendu, l’ancienneté continue de courir et le licenciement n’est possible que pour faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat sans lien avec la naissance. Au retour, le salarié retrouve son poste ou un poste similaire. Depuis le 1er juillet 2026, il peut aussi demander un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois, à commencer dans les 9 mois suivant la naissance et indemnisé à 70 % du salaire net le premier mois puis 60 % le second, dans la limite d’un plafond, une fois son congé de paternité entièrement pris.
Exemple
Le bébé de Yanis, technicien de maintenance, naît un jeudi. Il prend ses trois jours de congé de naissance, puis les quatre jours obligatoires. Comme il l’avait annoncé à son employeur un mois avant le terme, il pose onze jours au retour de la maternité, puis les dix derniers au troisième mois, quand sa compagne reprend le travail. Il prévoit ensuite un mois de congé supplémentaire de naissance, qu’il devra demander au moins un mois à l’avance (quinze jours s’il l’enchaîne directement avec son congé de paternité).
À retenir
- 25 jours calendaires (32 pour des naissances multiples), en plus des 3 jours du congé de naissance.
- 4 jours obligatoires juste après la naissance, le reste dans les 6 mois, en une ou deux fois.
- Prévenir l’employeur un mois avant ; il ne peut ni refuser ni reporter.
- Indemnités journalières versées par la CPAM, complétées si la convention collective le prévoit.
Sources
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