Aller au contenu
Glossaire de l’emploi

Clause de non-concurrence

Définition

La clause de non-concurrence interdit au salarié, après la fin de son contrat, d’exercer une activité concurrente de celle de son ancien employeur, pendant une durée et sur un territoire limités. Pour être valable, elle doit obligatoirement prévoir une contrepartie financière versée au salarié.

Ce qu’il faut savoir

Aucun article du Code du travail ne la définit : ses conditions viennent de la jurisprudence de la Cour de cassation. Elles sont cumulatives. La clause doit figurer dans le contrat de travail (ou dans la convention collective applicable à la signature), être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise, viser une activité précise, être limitée dans le temps et dans l’espace, tenir compte des spécificités de l’emploi et ne pas empêcher le salarié de retrouver du travail dans son domaine.

La contrepartie financière est versée après la rupture, jamais pendant le contrat. Elle est due quel que soit le motif du départ, y compris une démission ou un licenciement pour faute grave. Une somme dérisoire équivaut à une absence de contrepartie et rend la clause inapplicable. Elle a la nature d’un salaire (soumise à l’impôt sur le revenu et aux cotisations) et peut être versée en une fois ou par mensualités pendant toute la durée de l’interdiction.

L’employeur ne peut renoncer seul à la clause que si le contrat ou la convention collective le prévoit, dans le délai et la forme qu’ils fixent ; sinon, il lui faut l’accord du salarié. Quelle que soit la rédaction du contrat, la Cour de cassation exige que la renonciation intervienne au plus tard le jour du départ effectif en cas de dispense de préavis, et au plus tard à la date de rupture fixée dans une rupture conventionnelle. Une renonciation tardive ne libère pas l’employeur du paiement.

Si le salarié viole une clause valable, il perd le droit à la contrepartie et peut être condamné à en rembourser tout ou partie et à verser des dommages et intérêts ; c’est à l’ancien employeur de prouver la violation. À l’inverse, si l’employeur ne paie pas, le salarié est délié de son obligation. Une clause qui ne remplit pas les critères peut être contestée devant le conseil de prud’hommes.

Exemple

Karim, commercial dans une société de location de matériel BTP en Gironde, démissionne pour rejoindre un concurrent installé à Bordeaux. Son contrat contient une clause de douze mois sur la Nouvelle-Aquitaine, avec une contrepartie mensuelle. Son employeur n’y renonce pas dans le délai prévu : Karim doit décliner l’offre ou négocier un poste hors zone, mais il touche la contrepartie pendant toute la durée de la clause.

À retenir

  • Conditions cumulatives : intérêt légitime, durée et zone limitées, activité visée, contrepartie financière.
  • Sans contrepartie, ou avec une contrepartie dérisoire, la clause n’est pas valable.
  • La contrepartie reste due après une démission ou un licenciement pour faute grave.
  • L’employeur ne peut y renoncer seul que si le contrat ou la convention collective le prévoit, et au plus tard au départ effectif du salarié.
  • Avant de signer chez un concurrent, relisez votre contrat et votre convention collective.

Sources

Métiers concernés

Outils utiles

Termes liés

Votre recherche, en automatique

Lancer mon scan d’offres

JobFast cherche les offres qui vous correspondent sur les grands sites d’emploi, note chacune sur 10 et prépare un CV et une lettre adaptés. Vous relisez, vous validez.

Sans carte bancaire · Sans compte pour commencer