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Glossaire de l’emploi

ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi)

Définition

L’ARE est l’allocation chômage versée par France Travail aux salariés du privé qui ont perdu leur emploi sans l’avoir voulu et qui ont assez travaillé avant. Elle remplace une partie de l’ancien salaire, pendant une durée liée aux périodes travaillées.

Ce qu’il faut savoir

La perte d’emploi doit être involontaire : licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD ou de mission, ou démission reconnue comme légitime. Il faut s’inscrire à France Travail dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat, chercher activement un emploi et être apte à travailler. Pour les fins de contrat depuis le 1er avril 2025, il faut avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois, ou sur les 36 derniers mois à partir de 55 ans. Depuis le 1er avril 2026, ce seuil descend à 5 mois pour une première ouverture de droits, ou si la personne n’a pas été indemnisée depuis plus de 20 ans. Deux refus de CDI équivalents dans les 12 mois après un CDD ou une mission privent en revanche de l’allocation.

Le montant journalier brut repose sur le salaire journalier de référence (SJR), calculé à partir des salaires de la période de référence. France Travail retient le plus favorable de deux calculs : 40,4 % du SJR plus une partie fixe, ou 57 % du SJR. Avant 55 ans, les allocations élevées baissent de 30 % à partir du septième mois. Le versement est mensuel, sur une base de 30 jours.

La durée dépend des jours travaillés pendant la période de référence, avec un coefficient réducteur appliqué depuis 2023. Elle est au minimum de 182 jours et au maximum de 548 jours avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans. Après une rupture conventionnelle, pour les contrats terminés depuis le 1er septembre 2026, le plafond tombe à 15 mois avant 55 ans et à 20,5 mois ensuite. Le premier paiement est décalé par un délai d’attente de 7 jours, par un différé lié aux congés payés non pris et, si les indemnités de rupture dépassent le minimum légal, par un différé spécifique plafonné à 150 jours.

Chaque mois, l’actualisation déclare les heures travaillées. Une reprise d’activité réduite se cumule en partie avec l’allocation, et les nouvelles périodes de travail permettent de recharger des droits.

Exemple

Un mécanicien automobile de 34 ans quitte son garage par rupture conventionnelle après 16 mois de travail continu. Il s’inscrit à France Travail la semaine suivante. Son indemnité de rupture correspondant au minimum légal, seuls le délai d’attente de 7 jours et le différé lié à ses congés payés non pris retardent son premier versement.

À retenir

  • Perte d’emploi involontaire et inscription à France Travail dans les 12 mois.
  • 6 mois de travail sur 24 mois (36 mois dès 55 ans), 5 mois pour une première ouverture de droits depuis avril 2026.
  • Durée comprise entre 182 jours et 548, 685 ou 822 jours selon l’âge, plafond réduit après une rupture conventionnelle depuis le 1er septembre 2026.
  • Délai d’attente de 7 jours, plus des différés selon les indemnités perçues.
  • Deux refus de CDI équivalents en 12 mois après un CDD ou une mission bloquent l’allocation.

Sources

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