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Simuler son indemnité de rupture conventionnelle

Renseignez votre ancienneté, votre salaire et, si vous l’avez, le montant négocié. L’outil calcule le minimum légal, la date de fin de contrat la plus proche possible et la part de l’indemnité exonérée selon les règles en vigueur.

Elle doit tomber après l’homologation : voir le calendrier ci-dessous.

Primes comprises. Moins d’un an d’ancienneté : moyenne de toute la période.

Facultatif. Le plus favorable des deux salaires est retenu.

Facultatif. S’il est plus élevé que le minimum légal, il s’applique.

Facultatif. Laissez vide pour simuler le minimum.

Sert au calcul de la part exonérée d’impôt. Non renseignée, elle est estimée à 12 fois votre salaire moyen.

Pouvez-vous déjà toucher une retraite de base à la date de rupture ?

Indemnité minimale

6 066,67 €

Ancienneté retenue : 8 ans et 8 mois

Soit 2,167 mois de salaire de référence.

Indemnité minimale 6 066,67 €

Régime de l’indemnité (estimation)

Indemnité retenue
6 066,67 €
Part exonérée d’impôt sur le revenu
6 066,67 €
Part exonérée de cotisations sociales
6 066,67 €
Part exonérée de CSG et CRDS
6 066,67 €
Contribution patronale spécifique (40 %), à la charge de l’employeur
2 426,67 €

Calendrier au plus tôt

  1. Signature et entretien2 novembre 2026
  2. Fin du délai de rétractation (15 jours calendaires)17 novembre 2026
  3. Envoi de la demande d’homologation18 novembre 2026
  4. Homologation tacite (15 jours ouvrables d’instruction)7 décembre 2026
  5. Fin de contrat possible à partir du8 décembre 2026

Calcul si la demande est reçue le lendemain de la fin de la rétractation. Les délais reportés tombant un samedi, un dimanche ou un jour férié sont prolongés.

Chômage : pour une fin de contrat depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle est de 15 mois avant 55 ans et de 20,5 mois à partir de 55 ans. Estimer mon allocation chômage

Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Il ne remplace pas votre bulletin de paie, votre convention collective ni l’avis d’un professionnel. Aucune donnée saisie n’est envoyée ni enregistrée.

Comment l’indemnité est calculée

L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, ou à l’indemnité conventionnelle si votre convention collective prévoit plus. Contrairement au licenciement, aucune ancienneté minimale n’est exigée : le minimum se calcule au prorata, même avant 8 mois. Formule : 1/4 de mois de salaire par année jusqu’à 10 ans, 1/3 au-delà, avec le salaire de référence le plus favorable (12 ou 3 derniers mois).

Après la signature, chaque partie dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter, à compter du lendemain. Si le dernier jour tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, le délai est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. La demande d’homologation part ensuite à l’administration (DREETS), qui a 15 jours ouvrables pour répondre : son silence vaut homologation. Le contrat ne peut pas prendre fin avant le lendemain de l’homologation, et il n’y a pas de préavis.

Côté impôt, la part qui correspond au minimum légal ou conventionnel est exonérée. Au-delà, l’exonération est limitée au plus élevé entre deux fois la rémunération brute de l’année précédente et la moitié de l’indemnité, dans la limite de 288 360,00 € en 2026. Côté cotisations, la part exonérée est plafonnée à 96 120,00 €, et l’indemnité est entièrement soumise au-delà de 480 600,00 €. La CSG et la CRDS ne s’appliquent pas sur la part qui ne dépasse ni le minimum ni la part exonérée de cotisations.

L’employeur paie une contribution spécifique de 40 % sur la part exonérée de cotisations, pour les ruptures dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026. Si vous pouvez déjà toucher une retraite de base, tout est imposable et soumis à cotisations. Ces règles sont résumées ici pour vous aider à préparer la négociation : votre situation peut comporter d’autres éléments. Règles vérifiées le 18 octobre 2026.

Exemples chiffrés

Minimum légal et date de fin au plus tôt calculés par l’outil, pour une convention signée le 2 novembre 2026.

SituationSalaire de référenceMinimum légalFin au plus tôt
6 mois d’ancienneté2 000,00 €250,00 €8 décembre 2026
3 ans d’ancienneté2 400,00 €1 800,00 €8 décembre 2026
8 ans et 4 mois3 000,00 €6 250,00 €8 décembre 2026
12 ans d’ancienneté3 500,00 €11 083,33 €8 décembre 2026
20 ans d’ancienneté4 200,00 €24 500,00 €8 décembre 2026

Sources

Mis à jour le 18 octobre 2026

Questions fréquentes

Quel est le montant minimum d’une indemnité de rupture conventionnelle ?

Au moins l’indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, 1/3 au-delà. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus élevée, c’est elle le minimum. Aucune ancienneté minimale n’est exigée.

Combien de temps dure une rupture conventionnelle ?

Comptez au moins 5 semaines entre la signature et la fin du contrat : 15 jours calendaires de rétractation, puis 15 jours ouvrables d’instruction par l’administration. Le contrat prend fin au plus tôt le lendemain de l’homologation.

Peut-on se rétracter après avoir signé ?

Oui, pendant 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature, sans avoir à se justifier. La rétractation se fait par écrit, de préférence par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge.

L’indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?

La part qui correspond au minimum légal ou conventionnel est exonérée d’impôt sur le revenu, si vous ne pouvez pas encore toucher de retraite. Au-delà, l’exonération est limitée au plus élevé entre deux fois votre salaire brut annuel de l’année précédente et la moitié de l’indemnité, dans la limite de 288 360,00 € en 2026.

A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, si vous remplissez les conditions habituelles. Pour une fin de contrat depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation est de 15 mois avant 55 ans et de 20,5 mois ensuite, contre 18 mois et plus pour un licenciement. Un différé s’ajoute si l’indemnité dépasse le minimum légal : en 2026, la part en plus est divisée par 111,8 pour obtenir un nombre de jours, au plus 150.

Que paie l’employeur en plus de l’indemnité ?

Une contribution patronale spécifique de 40 % sur la part de l’indemnité exonérée de cotisations sociales, pour les ruptures dont le terme est postérieur au 1er janvier 2026. Elle ne réduit pas ce que vous touchez, mais pèse dans la négociation.

Termes utiles

Les notions du droit du travail et de la paie liées à cet outil, expliquées dans notre glossaire.

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