PEE (plan d’épargne entreprise)
Définition
Le plan d’épargne entreprise (PEE) est une épargne collective proposée par l’employeur. Le salarié y place son intéressement, sa participation ou des versements personnels, souvent complétés par un abondement de l’entreprise, en échange d’un blocage des sommes pendant au moins cinq ans.
Ce qu’il faut savoir
La création d’un PEE est facultative, mais une entreprise qui verse de la participation doit en avoir un pour recevoir ces sommes. Lorsqu’il existe, il doit être ouvert à tous les salariés, avec au plus trois mois d’ancienneté exigée. L’argent est investi le plus souvent dans des fonds communs de placement d’entreprise (FCPE), parfois en actions de l’entreprise. Le salarié peut y verser chaque année jusqu’à 25 % de sa rémunération annuelle brute, en plus des primes d’intéressement et de participation.
L’abondement est le complément versé par l’employeur. Il ne peut pas dépasser trois fois le versement du salarié ni 8 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 844,80 € en 2026. Il est exonéré d’impôt sur le revenu dans cette limite, mais soumis à la CSG et à la CRDS. Les gains réinvestis dans le plan échappent à l’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux s’appliquant à la sortie.
Les sommes sont indisponibles cinq ans, mais la loi prévoit des cas de déblocage anticipé : mariage ou PACS, naissance ou adoption d’un troisième enfant, divorce avec un enfant à charge, violences conjugales, invalidité, décès, rupture du contrat de travail, création d’entreprise, achat de la résidence principale, surendettement. Depuis juillet 2024 s’y ajoutent la rénovation énergétique de la résidence principale, l’achat d’un véhicule propre et l’activité de proche aidant. La demande doit en général intervenir dans les six mois suivant l’événement, mais elle reste possible à tout moment en cas de rupture du contrat, de décès, d’invalidité, de violences conjugales, de surendettement ou d’activité de proche aidant.
En quittant l’entreprise, le salarié garde son plan, reçoit un état récapitulatif et peut transférer ses avoirs vers le plan de son nouvel employeur.
Exemple
Thomas, ingénieur méthodes, place sa prime d’intéressement sur le PEE de son entreprise, qui abonde chaque euro versé jusqu’à un certain montant fixé dans le règlement du plan. Trois ans plus tard, il démissionne pour rejoindre un autre groupe. La rupture de son contrat étant un cas de déblocage anticipé, sans délai pour le demander, il peut récupérer ses avoirs sans attendre les cinq ans, ou les transférer vers le plan de son nouvel employeur.
À retenir
- Versements personnels limités à 25 % de la rémunération annuelle brute.
- Abondement de l’employeur plafonné à trois fois le versement et à 3 844,80 € en 2026.
- Sommes bloquées cinq ans, avec une liste légale de cas de déblocage anticipé.
- Au départ de l’entreprise, le plan est conservé ou transféré.
Sources
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