Aller au contenu
Entretien d’embauche

Entretien d’embauche marin-pêcheur

L’entretien d’embauche à la pêche se passe souvent sur le quai ou dans la timonerie, avec le patron lui-même. Il veut savoir ce que vous avez déjà fait, si vous tiendrez une marée et si vous vous entendrez avec l’équipage.

Une marée d’essai est fréquente. Restez simple et honnête : un patron repère très vite celui qui surestime son expérience.

Les questions à préparer

  1. 01Quels métiers de pêche avez-vous déjà pratiqués ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le patron évalue votre expérience et le temps d’adaptation à son navire.

    Exemple de réponse

    Je travaille depuis deux ans sur un fileyeur côtier, à la sole et au bar. J’ai aussi fait mes stages de CAP sur un caseyeur, au homard et à l’araignée. Je n’ai jamais travaillé sur un chalutier hauturier, mais je connais le principe des traits et du tri à la chaîne. C’est justement pour découvrir ce rythme que je viens vous voir.
  2. 02Vous êtes-vous déjà retrouvé en mer par gros temps ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le patron vérifie votre résistance et votre comportement dans des conditions difficiles.

    Exemple de réponse

    Oui, plusieurs fois l’hiver dernier. Le patron rentrait quand c’était trop dur, mais on a souvent relevé les filets dans une mer formée. Je n’ai pas le mal de mer, ou très peu. Par gros temps, je m’attache quand c’est prévu, je ne me place jamais entre le filet et le bord, et je fais attention aux collègues. Je préfère ralentir le tri que de risquer de passer par-dessus bord.
  3. 03Comment vous organisez-vous pour partir plusieurs jours en mer ?

    Ce que le recruteur cherche

    Les marées longues demandent une organisation personnelle. Le patron vérifie votre disponibilité réelle.

    Exemple de réponse

    Je n’ai pas d’enfant et ma compagne connaît le milieu, son père était pêcheur. Je peux partir plusieurs jours sans problème. Je sais que les départs dépendent de la météo et qu’on peut partir plus tôt ou rentrer plus tard que prévu. Je garde un sac toujours prêt et je reste joignable à terre pour être là à l’heure au départ.
  4. 04Que faites-vous si vous remontez un poisson sous la taille réglementaire ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le respect des tailles minimales est contrôlé. Le patron vérifie vos connaissances et votre sérieux.

    Exemple de réponse

    Je le sépare immédiatement de la pêche commerciale. Selon l’espèce, il est remis à l’eau ou, s’il est soumis à l’obligation de débarquement, gardé à part et déclaré : je suis la règle que le patron applique à bord. Je connais les tailles des espèces que je pêche habituellement et, pour les autres, je vérifie avec la réglette ou je demande au patron. Je sais qu’un contrôle à la débarque peut coûter cher au navire, et ce n’est pas à un matelot de prendre ce risque.
  5. 05Savez-vous ramender un filet ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le ramendage est une compétence clé, qui fait gagner du temps et de l’argent au navire.

    Exemple de réponse

    Oui, je ramende les filets droits de mon fileyeur. Je fais les réparations courantes, les trous laissés par un poisson ou une roche. Je ne suis pas encore à l’aise sur les grosses déchirures de chalut, je n’en ai jamais fait. Si vous me montrez votre façon de faire, j’apprends vite. J’aime bien ce travail, on peut s’y poser entre deux marées.
  6. 06Connaissez-vous le système de rémunération à la part ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le patron vérifie que vous comprenez que votre revenu dépend de la pêche et que vous l’acceptez.

    Exemple de réponse

    Oui. Sur mon fileyeur, on est payé à la part : on retire les frais communs du produit de la vente, puis on partage entre le navire et l’équipage selon ce qui est prévu. Je sais que certains mois sont bons et d’autres moins, selon la météo et la ressource. J’aimerais connaître votre répartition et ce qui est garanti en cas de mauvaise période.
  7. 07Comment réagissez-vous si un treuil s’emballe pendant le relevage ?

    Ce que le recruteur cherche

    Les accidents de treuil sont graves. Le patron teste vos réflexes de sécurité.

    Exemple de réponse

    Je crie pour prévenir tout le monde et je m’éloigne des câbles et de l’enrouleur. Si je suis à la commande, j’actionne l’arrêt d’urgence. Je ne mets jamais la main dans un enrouleur en mouvement, même pour dégager une maille. Sur mon navire, le patron nous a montré l’arrêt d’urgence dès le premier jour, et je fais pareil sur chaque nouveau navire.
  8. 08Pourquoi voulez-vous faire ce métier ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le patron cherche une motivation réaliste, pas une vision idéalisée de la mer.

    Exemple de réponse

    J’ai grandi près du port et j’ai toujours vu les bateaux partir. Après quelques années dans le bâtiment, j’ai voulu essayer. Ce qui me plaît, c’est de voir le résultat de son travail à la fin de la marée, et l’ambiance d’un petit équipage. Je sais que c’est dur, que les revenus varient, que l’hiver est long. Mais deux ans à bord m’ont confirmé que c’est ce que je veux faire.

Les questions à poser au recruteur

  • Quelle est la durée habituelle des marées et la fréquence des départs ?
  • Comment est calculée la part de l’équipage et y a-t-il un minimum garanti ?
  • Quels sont les métiers de pêche pratiqués selon les saisons ?
  • Serait-il possible de faire une marée d’essai avant de s’engager ?

Votre recherche, en automatique

Lancer mon scan d’offres marin-pêcheur

JobFast cherche les offres qui vous correspondent sur les grands sites d’emploi, note chacune sur 10 et prépare un CV et une lettre adaptés. Vous relisez, vous validez.

Sans carte bancaire · Sans compte pour commencer

Questions fréquentes

Une marée d’essai est-elle courante ?

Oui, beaucoup de patrons proposent une ou deux marées d’essai avant d’embaucher. C’est l’occasion pour vous de voir le navire, l’équipage et le rythme, et pour lui de juger votre travail. Prenez-la au sérieux et posez vos questions sur la rémunération à ce moment.

Faut-il apporter ses propres équipements ?

Les équipements de protection individuelle sont en principe fournis par l’armateur. Beaucoup de marins préfèrent toutefois leurs bottes, cirés et gants. Posez la question au patron et renseignez-vous sur la prise en charge du gilet de sauvetage, qui doit être porté sur le pont.

Pour aller plus loin

Entretiens de métiers proches