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Entretien d’embauche

Entretien d’embauche couvreur

L’entretien pour un poste de couvreur porte sur vos compétences techniques, votre rapport à la sécurité en hauteur et votre fiabilité. Le patron vous demandera quels matériaux vous posez, comment vous traitez une noue ou un solin, et comment vous travaillez par mauvais temps.

Une journée d’essai sur chantier est courante.

Les questions à préparer

  1. 01Quels matériaux maîtrisez-vous et lesquels connaissez-vous moins ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le recruteur veut situer votre niveau par rapport aux chantiers de l’entreprise.

    Exemple de réponse

    Je suis autonome sur les tuiles mécaniques et l’ardoise naturelle au crochet, que je pose depuis [x] ans. En zinguerie, je façonne et soude chéneaux et gouttières. Je connais moins la tuile canal, que j’ai peu pratiquée, et je n’ai posé du bac acier que sur deux chantiers. Je suis prêt à me former sur ce qui est courant chez vous.
  2. 02Comment sécurisez-vous un chantier de toiture ?

    Ce que le recruteur cherche

    Les chutes de hauteur sont la première cause d’accidents graves dans le métier.

    Exemple de réponse

    La protection collective passe en premier : échafaudage de pied avec garde-corps en rive, ou filets selon le chantier. Je vérifie l’échafaudage avant de monter. Quand la protection collective ne suffit pas, je travaille sur harnais attaché à une ligne de vie ou un point d’ancrage. Je balise le sol sous la zone de travail pour éviter les chutes d’objets sur les passants.
  3. 03Comment traitez-vous une noue ?

    Ce que le recruteur cherche

    Les noues sont des points sensibles où se concentrent les infiltrations.

    Exemple de réponse

    Selon le matériau, je réalise une noue en zinc façonné ou une noue fermée avec coupe des tuiles ou ardoises. Pour une noue zinc, je pose une volige, puis le zinc avec un relevé suffisant de chaque côté et je respecte les recouvrements. Je coupe les tuiles proprement en laissant un espace pour l’écoulement. C’est un point où je prends mon temps.
  4. 04Comment procédez-vous pour une recherche de fuite ?

    Ce que le recruteur cherche

    La recherche de fuite est fréquente en rénovation et demande de la méthode.

    Exemple de réponse

    Je commence par regarder les traces à l’intérieur, dans les combles si possible, pour repérer la zone. À l’extérieur, je vérifie les points sensibles autour : solin de cheminée, fenêtre de toit, noue, tuiles cassées ou déplacées. Parfois l’eau entre plus haut et ruisselle. Je fais un test à l’eau si nécessaire et j’explique la cause au client avant de réparer.
  5. 05Que faites-vous quand la météo empêche de travailler ?

    Ce que le recruteur cherche

    Le métier dépend du temps, l’employeur veut savoir si vous êtes flexible.

    Exemple de réponse

    Par vent fort ou sur une toiture gelée, on ne monte pas, c’est une question de sécurité. Dans ces cas, je fais du façonnage de zinc à l’atelier, je prépare les matériaux du prochain chantier ou j’entretiens le matériel. Je comprends qu’il faille parfois rattraper le temps perdu quand la météo s’améliore.
  6. 06Savez-vous souder le zinc ?

    Ce que le recruteur cherche

    La zinguerie est une compétence clé et pas toujours maîtrisée.

    Exemple de réponse

    Oui, je soude à l’étain au fer. Je décape le zinc, j’applique le décapant, puis je soude en respectant le recouvrement. Je réalise des chéneaux, des descentes et des habillages de cheminée. Je suis plus lent sur les pièces complexes comme les moignons ou les pièces d’angle, mais je progresse.
  7. 07Comment travaillez-vous avec un apprenti ?

    Ce que le recruteur cherche

    Beaucoup d’entreprises de couverture forment des apprentis.

    Exemple de réponse

    Je commence par les règles de sécurité et le rangement du chantier. Ensuite, je lui confie la préparation des matériaux, puis le liteaunage et la pose sur des zones simples. Je le garde près de moi au début sur la toiture. Je lui explique pourquoi on fait les choses, pas seulement comment.
  8. 08Qu’est-ce qui vous attire dans nos chantiers sur bâti ancien ?

    Ce que le recruteur cherche

    Une entreprise qui travaille l’ardoise et la tuile plate sur des maisons anciennes veut vérifier que le candidat mesure la différence avec le neuf.

    Exemple de réponse

    Chez mon employeur actuel, on pose surtout de la tuile mécanique en lotissement, avec peu de points singuliers. Sur une maison ancienne, il faut composer avec une charpente qui n’est pas droite, des noues et des lucarnes, parfois récupérer des ardoises ou des tuiles pour garder l’aspect. C’est ce travail-là que je veux apprendre, et j’ai vu que vous en faites beaucoup dans [Ville].

Les questions à poser au recruteur

  • Quels matériaux et quels types de chantiers représentent l’essentiel de votre activité ?
  • Comment s’organise le travail les jours d’intempéries ?
  • Les équipes travaillent-elles en binôme ou en trio ?
  • Quel matériel de sécurité et de levage l’entreprise met-elle à disposition ?

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Questions fréquentes

Dois-je venir avec mon outillage de couvreur ?

Prenez au moins vos chaussures de sécurité, vos gants et votre ceinture porte-outils avec marteau de couvreur et tire-clou. Pour un poste de couvreur zingueur, certains patrons apprécient que vous ayez vos pinces à border et votre fer à souder, mais l’entreprise fournit le gros matériel. Demandez-le au téléphone avant l’essai.

Peut-on travailler comme couvreur avec le vertige ?

Non, l’aisance en hauteur est indispensable. Si vous ressentez une appréhension, mentionnez-la honnêtement : certaines personnes s’habituent progressivement avec une bonne protection collective, mais un vertige réel est incompatible avec le métier.

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